Bienvenue chez les gros !

Posté par heleanne27 le 31 mars 2012

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Moi je crois que je lui aurais  fichu en pleine « gueule   » son cadeau !

BRIDES-LES-BAINS (Savoie) – La vie d’une station thermale spécialisée dans les cures d’amaigrissement prend des airs de « Bienvenue chez les gros » dans le dernier film de Charlotte de Turckheim, « Mince Alors! »  qui invite à rire avec empathie des problèmes du surpoids.

Le film  part d’une excellente intention, traiter le problème du surpoids avec humour, et évidemment, sans la moindre méchanceté. Tel est d’ailleurs le principe numéro un de son auteur, « rire de tout pour ne pas pleurer d’un rien ».

On cumule les clichés et on  ne fait guère dans la finesse.( moi ça me plait beaucoup !)

Sauf que  excusez moi pour le propos du début ,je n’ai pas l’habitude de parler ainsi  mais il me  parait difficile de croire en cette situation de base où le personnage se voit offrir par son propre époux un billet pour un séjour dans un centre d’amaigrissement.

Quelle femme aujourd’hui accepterait pareil mépris ?

Je ne vais pas dévoiler le film , je survole …

Dans cet entre-soi de la cure, le film enchaîne alors les saillies mordantes et l’autodérision. Comme ces séances de gymnastique animées par un coach  qui promet à ses curistes de « redonner à (leurs) fesses un visage humain ».

Ou les moments de découragement d’un curiste  qui peste, en se déhanchant: « De toute façon, les régimes ça marche pas. La preuve, y a que les gros qui en font ».

Ou encore, le mot blasé de l’une des comédiennes (très jolie) qui, entrant dans la piscine amincissante, s’étonne que les paquets de cigarettes portent la mention « nuit gravement à la santé« : « Pourquoi, sur les pots de Nutella, y a pas marqué « Nuit gravement à ton cul »

Le film met aussi en scène des situations acides mais c e n’est jamais malveillant. Il y a de l’autodérision mais pas une once de méchanceté.

Sous le comique des curistes, pointe en effet le mal-être des personnes en surpoids, le fait qu’on ne devient pas gros par hasard.

Projeté vendredi à Brides-les-Bains, le film a reçu un accueil très positif .je n’en dirai pas plus .

 

Billet d’une ch’tie qui a passé un bon moment  au ciné

 

 

int.

 

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les adieux à la reine

Posté par heleanne27 le 30 mars 2012

Trois raisons d’aller voir Les Adieux à la Reine (pour ceux et celles  qui aiment l’histoire de France)

L ‘université du désir——La révolution dans le boudoir ——Un autre Versailles :car c’est une révision que je fais dans ce post lol!! .En cours je ne me souviens pas d’avoir eu connaissance  de cette histoire d’amour.Curieux ! 

Enfin un film pour les femmes, fait par un homme

Ce que je ne connaissais pas c’est la fascination d’une domestique pour une Marie-Antoinette au seuil de sa déchéance mais !! » mutine et quelque peu perverse  »

une femme qui aimait une autre femme. Et tout commence par un roman.

  Sidonie Laborde, jeune lectrice entièrement dévouée à la Reine, ne veut pas croire les bruits qu’elle entend. Protégée par Marie-Antoinette, elle pense que rien ne peut lui arriver. Elle ignore que ce sont les trois derniers jours qu’elle vit à ses côtés Eperdue d’amour la jeune fille est prête à tout pour sa reine.Cette dernière n’est pas insensible au charme de sa liseuse mais elle n’a d’yeux que pour Madame de Polignac avec qui elle vit une relation aussi tapageuse qu’ombrageuse .

C’est sous les yeux de Sidonie  que ce petit monde va s’ébrouer pendant quatre jours et voir disparaître ses acquis séculaires.Elle voit la noblesse s’agiter en tous sens et pâlir face à la liste de têtes à couper, liste dans laquelle son nom ne figure pas de par sa condition sociale. Si son nom ne s’y trouve pas celui de sa reine oui, et en excellente position.

Et c’est comme si c’était le sien parce que Sidonie lui voue une obsession amoureuse passionnante  .

L’amour de Sidonie pour sa reine la pousse à s’identifier à cette noblesse en perdition. Alors qu’elle n’a comme signe distinctif de cette noblesse qu’une belle horloge qu’on lui a prêtée et qui trône un temps, avant d’être volée, dans sa chambre vide, Sidonie se voit confier une ultime mission qu’on devine en amont de sa révélation.

Pour éviter la mort de la duchesse de Polignac, elle va devoir prendre la place de cette dernière dans une calèche qui va fuir en direction de la Suisse. C’est évidemment le baiser de Judas que la reine dépose sur ses lèvres charnues.

Magnifiquement mis en lumière, écrit avec justesse, « Les Adieux à la reine » nous réconcilient avec le cinéma de Benoit Jacquot, on lui retrouve ce goût pour les actrices qu’il dénudent face à la caméra avec une troublante élégance  il combine marivaudage avec politique.

Ah la la!  sans oublier la reconstitution historique(la révolution de 1789 ,la prise dela Bastille ) ce film rappelle  combien il est douloureux et exaltant d’aimer, quelque soit l’époque .il  nous emmène ailleurs… dans les chemins de traverse du désir.

 

Billet d’une ch’tie  qui aime ce cinéma

 

 

Tiré de Psycho

 

 

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Du déambulateur au …?

Posté par heleanne27 le 4 juillet 2011

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Avoir 3 fois 20 ans Je n’arrive pas à y croire et pourtant .

Quand on pense aux nombres d’années derrière soi et celui devant! Comment ne pas être un peu déboussolés tous les deux par la perspective de vieillir.

Tout en étant très actifs ,il arrive un moment où la porte au doute existentiel s’entrouvre et nous pouvons contempler nos flétrissures.Le spectre du temps qui passe se met à nous tourmenter sournoisement.

 On doit apprendre à vieillir!

 Sommes nous des « jeunes -vieux »?

Ô vieillir.

Il s’agit de considérer la soixantaine comme un âge mûr pas blet.

 Ô rage ô désespoir:  voilà bien l’inacceptable d’une société de publicitaire dont les piliers sont: antirides ,oméga 3,et collagène régénérateur.

Prenons le mal par le mal !essayons de nous convaincre!

Transformons notre nid ! Équipons le d’accessoires para-sénilité (baignoire à porte, téléphone à touches xxl etc… Tout y passe pour essayer de jouer à trompe- la mort.Aquagym, bénévolat , tout!

Mais on ne peut s’échapper à la vieillesse qui nous poursuit, même en se lançant de nouveau défi telle que la séduction sur quelqu’ un de plus jeune ou sur le plan professionnel.

Voilà en gros l’ histoire de ce film qui s’adresse tous  , je le pense,  tout au moins aux personnes de ma génération.

Venez donc de temps à autres prendre quelques nouvelles guillerettes des « presque -vieux.

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